Par Nord Littoral Poursuivis en diffamation par Didier Capelle et Eric Vercoutre Nord Littoral, l’un de ses journalistes et l’ancien député Nicolas Perruchot étaient
poursuivis en diffamation par Didier Cappelle. Le tribunal a prononcé la relaxe. Troisième relaxe pour Nord Littoral et septième camouflet pour Didier Cappelle et Eric Vercoutre. Le leader du syndicat maritime Nord (radié de la CFDT) et le secrétaire du comité d’entreprise de feue SeaFrance ont intenté cinq actions en diffamation auprès du tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer. Le juge a rendu trois de ces décisions : relaxe de Nord Littoral et de François Chêrèque (ancien leader de la CFDT), relaxe de Nord Littoral et de Pierre Fa (ancien président de SeaFrance)* et, cette semaine, relaxe de Nord Littoral, du journaliste auteur de l’article et de Nicolas Perruchot (ancien député).

“LA DIMENSION NATIONAL D’UNE ACTUALITÉ LOCALE”

Auteur d’un rapport parlementaire sur 1e financement des organisations patronales et syndicales, Nicolas Perruchot suggérait mezza
voce : “Il fallait en finir avec la voyoucratie de certain responsable syndicaux (NL du 03/ 02/ 12).” Comme dans les deux précédentes affaires, le juge Maurice Marlière et ses assesseurs ont pris soin de distinguer l’interviewé et l’intervieweur. Le tribunal a estimé que Nicolas Péruchot comme les deux précédents intervenants : Avait une légitimité à faire valoir son opinion puisque le député était l’auteur d’un rapport parlementaire (François Chérèque était à l’époque secrétaire général de la CFDT et Pierre Fa président de SeaFrance) ; Que, dans le contexte de l’époque, Nicolas Perruchot s’exprimait sans haine et qu’il s’en tenait aux faits, sans déborder les limites supportables. C’est pourquoi Nicolas Perruchot a été relaxé. A la barre, il avait maintenu l’entière responsabilité de ces propos.
Me Jean-Yves Leterne, avocat de Nicolas Perruchot, avait rappelé “la dimension nationale d’une actualité qui resurgit au niveau local”. Le tribunal a de plus constaté que l’interview n’était nullement complaisante envers l’ancien parlementaire et qu’il n’y avait aucune accointance. “Nous sommes un journal libre qui n’a de compte a ’rendre’ qu’à nos lecteurs à qui nous devont, sinon 1a vérité, du moins les clef pour comprendre ce qui ce passe”, plaidait Maître Emmanuel Riglaire, au bénéfice de Nord Littoral

90000€ RÉCLAMÉS

Estimant que le public avait le droit de prendre connaissance de l’opinion de Nicolas Perruchot, le juge a également relaxé Pascal Dejean (ancien directeur de publication de Nord Littoral) et le journaliste auteur de l’interview. Défendant les intérêts de Didier Cappelle et d’Eric Vercoutre, Me Aurélie Deswarte réclamait pour chacun 15000€ de dommages et intérêts contre Nicolas Perruchot, Nord Littoral et le journaliste : 90000€